Nu Skool
{le nouveau hip hop}
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JURASSIC 5 LP
(Pan, 1998)
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EP remarqué en 1997 par le milieu hip hop underground américain, le premier disque des angelino Jurassic 5, enrichi de quelques titres et transformé en album, devint l'année suivante un succès surprenant en Angleterre, frôlant la reconnaissance du grand public. La raison ? Outre les relations denses entre le trip hop anglais et la nouvelle scène rap californienne, Jurassic 5 a su renouer avec le hip hop old school des années 80 pour y retrouver entrain, fantaisie et esprit festif.
Reposant en grande partie sur le talent de l'un de ses DJs (aussi son producteur), Cut Chemist, l'album, construit sur les beats les plus entraînants, est parcouru d'accroches et d'astuces ingénieuses capable de doter chaque morceau d'une forte identité. Devant tant de petites vignettes attrayantes, on pense aussitôt au classique 3 Feet High and Rising de De La Soul.
Toutefois, contrairement à cet illustre prédécesseur, ce LP de Jurassic 5 est loin d'être un disque parfait : agréable et accessible comme un disque de pop joyeuse, il en a aussi le côté lassant et éphémère. Malgré le dépaysement, on regrette l'absence de la tension, de la soul qui caractérise tant d'oeuvres rap plus habituelles. Mais pour l'heure, ne boudons pas notre plaisir.
Artiste : Jurassic 5
Scène : Los Angeles
Durée : 37'13"
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Cote NuSkool : 6/10
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Gros beat, gimmick de guitare jazz pour égayer le tout, phrasé old school. Tout concourt à imprimer ce morceau introductif dans notre mémoire, jusqu'à ce choeur inoubliable : "It's the J-U-R-A-Capital S, another S-I see five emcees in the flesh, bound to catch wreck, hit the deck, cause we'll pop the trunk, bust the tape in your cassette".
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Outre la reprise du refrain du "Get up, Stand up" de Bob Marley, ce morceau accrocheur exploite comme autre idée l'utilisation comme principal habillement sonore d'une flûte entraînante.
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Il s'agit d'un titre purement instrumental, morceau de prouesse de Cut Chemist, représentatif de l'art des DJs virtuoses, les turntablists. Empli d'effets de style, de samples, de changements de tempo et de scratches, il pourrait évoquer un DJ Shadow humoristique.
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Le single à l'origine du triomphe anglais. Toujours aussi accrocheur et mélodique, avec cette fois dans le rôle des détails qui font la différence quelques touches de piano bien senties, puis une fin toute en basse.
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